Hier soir, aux états-unis, après la fermeture du Nasdaq, Google a annoncé ses résultats trimestriels.
Il est impossible de savoir si Google améliore ses performances ou pas car de nombreux paramètres viennent diluer toute explication rationnelle pour expliquer pourquoi le bénéfice est supérieur au bénéfice du même trimestre l'année dernière.
Mais le vrai sujet, d'un point de vue européen, la fiscalité, n'a pas été abordé.
Qu'il s'agisse de Google, de leur document, de la séance de questions/réponses, et des commentaires des analystes et des journalistes technologiques, pas la moindre phrase sur le sujet.
Il est donc jugé normal que Google fasse des milliards d'euros de chiffre d'affaire en Europe, et d'une part, ne paye des impôts qu'en Irlande, d'autre part, ne paye qu'une partie des impôts en Irlande grâce à l'utilisation de sociétés écrans offshore.
Avec Google, mais aussi tous les autres (Amazon, Apple, Microsoft, Yahoo!, ...), n'est-on pas dans un cas flagrant de délinquance financière ?
Comment se fait-il que la banque de France n'effectue pas un raid dans les locaux de Google ?
Elle le ferait à propos de n'importe quel individu qui s'amuse à utiliser des sociétés écrans offshore pour payer moins d'impôts.
Egalité devant la loi?
Manifestement la réponse à cette question est non. Mais tout s'éclaire si la question qui vient est qu'est-ce que la loi dans un espace sans frontière pour le capital ?
Il s'en suit que c'est moins à Google qu'à nos politiques de répondre à nos questions et d'agir en conséquence.